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Combien rapporte une ferme solaire ? Types de projets photovoltaïques et modèles de revenus.

Une ferme solaire peut rapporter en moyenne 5000€ par hectare à un propriétaire qui louerait son terrain à un exploitant photovoltaïque. Mais l'opération peut s'avérer bien plus profitable pour l'exploitant de la ferme solaire.

En tant que propriétaire foncier, vous pouvez valoriser votre patrimoine en y installant une centrale photovoltaïque. Les terres agricoles, les terrains naturels ou dégradés vous permettent en effet de bénéficier de revenus locatifs conséquents pour la location de votre terrain. Mais si vous êtes à l'initiative du projet photovoltaïque, vous générerez des profits issus de la vente de l’électricité produite par votre centrale.

 

Choisir le type de projet de ferme solaire est la première étape vers sa réalisation.

Et pour cela, il faut d'abord identifier vos objectifs : financiers, autoconsommation, respect de la réglementation (décret tertiaire), soutien à une activité agricole, autonomie énergétique, etc.

En face de vos objectifs, de nombreuses sources de revenus sont possibles : loyer, vente sur le marché de l’électricité, contrat de complément de rémunération, obligation d’achat, autoconsommation, stockage, …

Solaire Conseil vous donne les clefs pour tout comprendre sur les projets que vous pouvez envisager, avec un objectif : rentabiliser au maximum votre terrain.
Poignée de main devant des panneaux solaires

Mener un projet photovoltaïque au sol : investissement ou tiers-investissement ?

Les projets photovoltaïques au sol supposent des dépenses d’investissement en capital (CAPEX - Capital Expenditure) élevées. Elles s’expliquent par le coût du développement, de la construction et du raccordement de la centrale photovoltaïque. En d'autres termes, il faut dépenser très en amont dans le temps, de la perception des revenus.

 

La grande majorité des projets photovoltaïques au sol s’effectuent en tiers investissement. Le propriétaire foncier fait appel à un développeur photovoltaïque, avec lequel il signe une promesse, puis un bail emphytéotique pour la location de son terrain. Celui-ci prendra en charge les coûts d’investissements, en contrepartie de pouvoir exploiter lui-même la centrale et bénéficier des recettes liées à la vente de l’électricité. Le propriétaire quant à lui perçoit un loyer pour la location de son terrain.

Pour tout savoir sur le montant de loyer que vous pouvez obtenir pour la location de votre terrain à un développeur, consultez notre article dédié.

L'autre option consiste à investir soi-même dans la ferme solaire, c'est-à-dire financer le projet de parc photovoltaïque en utilisant ses fonds propres et en faisant appel au prêt bancaire.


Deux enjeux face à l'investissement :

  • Le risque du développement : Pour un projet de ferme solaire de 10 hectares, par exemple, le développeur du projet va devoir prendre un risque d'investissement de 50 à 100 000 euros, pendant une période de 2 à 3 ans. C'est la période nécessaire pour la réalisation des études d'impacts, des étapes de concertation et du dépôt du permis de construire en préfecture. En cas de rejet de la demande de permis par le Préfet, la somme avancée sera perdue.

  • Le coût initial (CAPEX) : il faut compter environ 800 000 € par MWc de puissance installée pour les ferme solaires de 5 MWc et plus. Pour les projets inférieurs à 5 MWc, l’investissement par MWc se situe plutôt autour d'1 million d’euros, car les économies d'échelle sont moindres. Pour rappel, en moyenne, il faut 1 hectare de terrain pour installer 1 MWc de puissance, autrement dit, on installe environ 1 MWC pour 1 hectare de panneaux solaires. Donc pour ce même projet sur 10 hectares, si l'on y installe 10MWc, le CAPEX prévu sera de 8 millions d'euros. Sachant que les banques attendent un apport de minimum 20% en fonds propres pour accorder un crédit pour ce type de projet, cela implique de débourser 1,6 million d'euros en fonds propres avant de collecter un seul € de la vente d'électrons.

C'est le travail sur le business plan du projet, et peu importe sa taille, qui pourra vous donner le bon ratio risque d'investissement / gains espérés, et les étapes à respecter.

Etant donné les montants conséquents de CAPEX immobilisés, l'investissement est plutôt la chasse gardée des entreprises. Pour autant, il existe des options pour bénéficier des retombées économiques d'une installation photovoltaïque :


  • Acheter des parts de la société de projet : c’est une solution proposée par certains développeurs qui permet au propriétaire du terrain, à l'exploitant agricole, et même à la commune de rattachement, de devenir actionnaire de la société de projet. La participation de ceux-ci sera toujours inférieure à 49% pour que le développeur reste seul décisionnaire dans sa gestion.

  • Le financement participatif : De plus en plus de centrales en France voient le jour grâce au financement participatif, ou crowdfunding, via notamment les labels « Financement participatif pour la croissance verte ». Par exemple : En Maine-et-Loire, une centrale solaire financée par crowdfunding, Les Echos, 18 mars 2024.

    Ces financements concernent généralement un territoire donné concerné par un projet de ferme solaire photovoltaïque, et offrent l’opportunité pour les habitants de la commune ou du pôle rural, de bénéficier des retombées économiques de la centrale, en priorité, en plus d'une forte acceptabilité locale. De plus, ce type de mécanisme rapporte des points dans le système de notation des appels d'offres de la commissions de régulation de l'énergie (AO CRE). A noter qu'un placement financier sur un hectare de panneaux solaires rapporte en moyenne 6 à 8% de rentabilité annuelle.

  • Pour les personnes publiques : le recours aux sociétés d’économie mixte ou aux partenariats public-privé sont des solutions possibles pour détenir une partie de la centrale, en plus de contribuer à augmenter l'acceptabilité locale des centrales photovoltaïques.


Lever les fonds nécessaires pour mener à terme un projet de ferme solaire sur votre terrain, c’est un métier et ce sont des pratiques financières qui passent par des plans d’affaires détaillés, impliquant des perspectives de recettes sur la vente d’électricité.

La connaissance précise des business plans de développement des fermes solaires est absolument indispensable pour connaître la véritable valeur d'un hectare de panneaux solaires. Chez Solaire Conseil, c'est notre spécialité.
Panneaux solaires investissement
Il est nécessaire de bien mesurer l'ampleur de l'investissement pour développer une centrale

Que faire de l’électricité produite ?

Élément indispensable pour comprendre le type de projet qui vous convient le mieux : à quoi va vous servir l’électricité produite par votre centrale. Deux choix sont possibles :

 

  • Vendre l’électricité produite en injection directe sur le réseau : C’est la solution privilégiée pour les centrales au sol. En effet, en fonction des époques, l'électricité produite par des centrales solaires au sol est l'électricité la moins chère à produire. Cela s'explique par le fait que les économies d'échelles générées par la mutualisation des efforts de développement et de construction permettent d'espérer vendre une électricité très compétitive. Lorsque l'on est propriétaire du terrain de la ferme solaire, le montant de loyer que peut rapporter un hectare de panneaux solaires, est donc fortement dépendant de ce prix de vente de l’électricité produite. Or pour augmenter la rentabilité de ce type d'installation, avec une électricité "pas chère", il faut des garanties de fixation du prix de vente de l'électricité pendant minimum 20 ans, voir 30 ans. Cette durée permet de rembourser l'investissement initial et générer du profit tout au long de la vie du parc photovoltaïque.

  • Autoconsommer l’électricité produite : Il est possible de consommer directement l’électricité produite par votre centrale, c'est le cas classique des installations sur toiture. Dans ce cas, la principale source de revenus que vous obtiendrez prendra la forme d’économies sur votre facture d’énergie. Une fois l'installation rentabilisée par les économies sur factures, le propriétaire de l'installation commence à "gagner de l'argent". Par ailleurs, l’énergie qui n’est pas consommée pourra également être revendue sur le réseau, via les tarifs dits EDF Obligation d'Achat (EDF OA) et rapporter des revenus en euros (le fameux décret S21). Enfin, l'électricité peut être stockée pour être consommée pendant les heures non productives, c'est ce que l'on appelle "l'autonomie énergétique". Rappelons enfin ici, que l’autoconsommation peut revêtir différentes formes : elle peut être individuelle (ACI) ou collective (ACC), avec ou sans injection de surplus, incluant du stockage de l’énergie sous forme de batteries virtuelles, … Les types de production, stockage et consommation se multiplient chaque jour.

 

Plus la taille des centrales photovoltaïques au sol est importante, plus c'est l'option de revente sur le réseau qui est privilégiée, au détriment de l’autoconsommation, car la production électrique serait disproportionnée par rapport aux besoins de proximité.

Pour autant, de plus en plus de "communautés d'énergie" se créent sur les territoires pour concevoir et produire leur propres outils de production, en vue d'opérations d’autoconsommation. C'est le cas de personnes privées, des voisins, des petits commerce, mais c'est aussi le cas de petites unités de production dans des zones industrielles ayant parfois des besoins conséquents en électricité. La crise en Ukraine en 2022 et les hausses incontrôlées des factures énergétiques ont créé ce double besoin d'indépendance et d'autonomie énergétique.

Il est essentiel de connaitre l’usage que vous souhaitez faire de l’électricité produite pour comprendre, dimensionner et évaluer la rentabilité de votre projet. Nos équipes sont là pour vous conseiller dans le modèle le plus approprié.
Calculatrice et billets de 50 euros devant un compteur électrique
Réduisez votre facture d'électricité ou augmentez vos revenus

Comment vendre son électricité ?

La rentabilité de la centrale passe par la fixation d'un tarif de vente de l'électricité à mettre en face d'une structure de coûts : c'est le business plan.

Pour maximiser les revenus de la centrale, le développeur doit obtenir le tarif d’achat de l'électricité produite le plus élevé possible, et l'on comprend bien pourquoi.

L'autre facteur déterminant, c'est le temps. La durée du contrat d'achat et de location du terrain doivent être suffisamment confortables pour que le développeur puisse dégager un taux de rendement interne (TRI) acceptable. C'est un des indicateurs principaux d'un business plan réussi. Dans le cadre des grandes centrales au sol, la durée moyenne d'un business plan est de 30 ans.

 

Les centrales au sol sont généralement développées et construites en tiers investissement : pour un propriétaire de parcelles, il n'y a rien à faire à part mettre ses terrains à disposition. Pour autant, l'obtention par le développeur des meilleures conditions de vente de l’électricité le concerne, car elle lui permet d’obtenir un loyer le plus élevé possible. Ainsi, vos intérêts sont liés : le développeur veut maximiser son investissement, le propriétaire veut sécuriser un loyer optimal.

Pour tout savoir sur les développeurs photovoltaïques, consultez notre article sur le choix de son développeur.

La vente de l’électricité produite dans une ferme solaire s’effectue principalement de deux manières différentes :

  • Via la conclusion d’un contrat de complément de rémunération de la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE), en vendant l’électricité sur le marché.

  • Via la contractualisation d'un Power Purchase Agreement (PPA), un contrat de gré à gré, avec une entreprise ou une institution, pour lui revendre directement l’énergie produite.


Il est également possible de vendre son électricité à EDF ou à une entreprise locale de distribution de l’électricité (ELD), en bénéficiant d’une obligation d’achat. Cependant, l’obligation d’achat ne concerne que les projets dont la puissance installée est inférieure à 500kWc. Les projets au sol sont, en grande majorité, bien au-dessus de ce seuil.


Transformateur électrique poste de raccordement
Poste source où l'électricité produite par la centrale est "livrée", puis répartie sur le réseau

Le contrat de complément de rémunération

Intégrer le marché de l’électricité comporte un risque. Comme tout marché celui-ci fluctue, et ces fluctuations peuvent mettre en péril le modèle d’affaire de votre centrale. Pour prévenir ces risques et encourager le développement des centrales solaires en France, la loi n° 2015-992 du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte a introduit les Contrats de Complément de Rémunération.

 

Un contrat de complément de rémunération, qu’est-ce que c’est ? Le contrat de complément de rémunération est un dispositif de soutien aux énergies renouvelables. Il prend la forme d’une prime versée aux producteurs d’énergies renouvelables, en complément de leur rémunération issue de la vente d’électricité. Cette prime a pour objectif de couvrir les investissements et garantir la rentabilité normale d’un projet photovoltaïque. Ces contrats de complément de rémunération sont attribués par la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) après appel d’offre pour une durée de 20 ans.

 

Comment la prime de complément de rémunération est-elle calculée ? On retrouve les modalités de calcul de la prime de complément de rémunération au sein des articles R314-33 à R314-42 du Code de l’énergie.

 

La prime de complément de rémunération (Pcre) est calculée en fonction :

  • Du Tarif de référence (Tr), c’est-à-dire le tarif déterminé dans l’offre que le producteur a soumise en réponse à l’appel d’offre de la CRE. Il représente le revenu total garanti par mégawattheure (MWh) pour le producteur.

  • Du Prix de marché de référence (Pr), déterminé par la CRE, correspondant à la moyenne pondérée des prix de marché sur une période de référence 

  • De la Prime de gestion (Pg), qui sert à compenser le coût de la mise sur le marché de la production.

  • Du Prix du Marché de l'électricité (Pm)

 

Le calcul de la prime est le suivant : Pcre = Tr − Pr + Pg

Exemple de calcul

  1. Prix de Marché de l'Électricité (Pm) : 50 €/MWh

  2. Tarif de Référence (Tr) : 80 €/MWh

  3. Prime de Gestion (Pg) : 5 €/MWh

  4. Prix de Marché de Référence (Pr) : 48 €/MWh

 

Exemple de calcul de la Prime de Complément de Rémunération (Pcre) :

Pcre = Tr − Pr + Pg 

Pcre = 80€/MWh − 48€/MWh + 5€/MWh

Pcre = 37€/MWh

 

Revenu Total du Producteur :

Le producteur vend son électricité au prix de marché (Pm) et reçoit en plus la prime de complément de rémunération (Pcre). Le revenu total par MWh produit sera donc :

Revenu Total = Pm + Pcre

Revenu Total = 50€/MWh + 37€/MWh

Revenu Total = 87€/MWh

 

Le producteur d'électricité photovoltaïque reçoit un revenu total de 87 €/MWh, grâce à la combinaison du prix de marché et de la prime de complément de rémunération

Comment obtenir un contrat de complément de rémunération ? Obtenir un contrat de complément de rémunération n’a rien d’automatique, il est nécessaire de remporter l’appel d’offre de la CRE AO PPE2 PV Sol.

Pour candidater et espérer être sélectionné, plusieurs conditions sont fixées par la CRE et le ministère chargé de l’Énergie, réunies au sein d’un cahier des charges.

Parmi celles-ci, on compte :

  • Le terrain d’implantation : Les terrains sont classés en différents « Cas » en fonction de leur zonage au sein du PLU (Cas 1, 2 et 2bis) ou de l’enjeu sur le site (Cas 3 pour les sites à moindre enjeu foncier). Chaque terrain correspond à un « Cas » auquel sont liées des prescriptions particulières.

  • Les caractéristiques de l’installation : L’installation doit être nouvelle, éloignée de nouvelles installations récentes, sa puissance est limitée à 30 MWc (sauf pour le Cas 3).

  • Des garanties financières : Elles doivent être fournies pour assurer la bonne mise en œuvre du projet et de son démantèlement.


Les offres éligibles sont ensuite notées en fonction de 5 critères pondérés qui permettent d’établir un classement : prix, impact carbone, impact environnemental, gouvernance partagée et financement participatif.


Les offres font l’objet d’une réelle sélection, aucun projet n’est garanti d’obtenir un contrat de complément de rémunération. Si un contrat de complément de rémunération garantit donc un revenu sur le long terme (20 ans), suffisant pour garantir la rentabilité de la centrale, son obtention exige des conditions qui ne peuvent parfois pas être atteintes.

Logo de la commission de régulation de l'énergie (CRE)
La CRE est en charge avec le ministère de l'Énergie de sélectionner les projets

Les Power Purchase Agreements (PPA)

Ces contrats de gré à gré sont signés entre le producteur d’énergie et un acheteur qui peut être une entreprise ou une institution publique. Ils ont pour objet la revente directe de l’électricité du producteur à l’acheteur. L’électricité produite est injectée sur le réseau et sa quantité est "fictivement" attribuée au consommateur qui pourra faire valoir une garantie d'origine : Une garantie d’origine est un document électronique servant uniquement à prouver au client final qu’une part ou une quantité déterminée d’énergie a été produite à partir de sources renouvelables. La quantité produite sera alors déduite de sa facture d’énergie, car déjà payée auprès du producteur. Le lieu de production d’électricité n’a donc pas besoin d’être directement relié au lieu de consommation de l’acheteur.

 

Les PPA sont généralement conclus pour des durées relativement courtes (5 à 15 ans) mais peuvent durer plus longtemps (20 ans, voire plus). La rémunération tirée de la vente d’électricité dépend des négociations avec l’acheteur, mais peut s’avérer être substantielle en comparaison avec la vente sur le marché de l’électricité.

 

Les acheteurs potentiels sont nombreux : usines, grande distribution, zones industrielles. Conclure un contrat de gré à gré avec un producteur d’énergie leur permet d'assurer un approvisionnement énergétique et de stabiliser leurs factures, tout en répondant aux différentes règlementations les incitant à consommer de l’énergie verte, notamment celles issues du décret tertiaire.


Schéma qui explique le fonctionnement des contrats PPA
Fonctionnement des contrats PPA
PPA, Contrat de complément de rémunération, marché de l’énergie, … L'expertise quotidienne de Solaire Conseil garantit que chaque choix est optimisé, avec comme principal objectif : veiller à ce que votre projet soit le plus rentable pour vous.

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